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lewebpedagogique.com et
tourriol.wordpress.comQuand on veut faire une Bande Dessinée, on peut apprendre les techniques de narration, les jeux de cases, la pagination d’un scénario, le graphisme, l’animation des personnages, les lettrages et toutes sortes de choses…Et quand tout est fini, bouclé, gommé, le moment arrive de l’acte le plus terrible pour un jeune dessinateur (ou un moins jeune ) : Proposer sa Bande Dessinée à quelqu’un !
Aussi, je vous proposerais de faire l’inverse : Au moment de faire une Bande Dessinée, anticipez sur le ou les éditeurs, sur le choix de votre thème et de votre graphisme et sur la démarche d’ensemble à publier cette BD et donc au contenu de votre dossier…
POUR COMMENCER : Je vais choisir un ou plusieurs éditeurs, proches dans leurs catalogues, afin de multiplier les chances de publication de mon œuvre. Je vais néanmoins légèrement décaler le ciblage de mon public, car il est très rare qu’un éditeur publie exactement deux titres de BD parfaitement siamois !
LA CREATION BD : Choisir un nom de héros ou un titre qui ait de la gueule de préférence et un look de personnage ou un graphisme qu’on remarque. C’est déjà à ce moment que vous pouvez cadrer le mieux possible votre éditeur potentiel. Mise en scène, lettrages, choix des bulles, tout doit être impeccable et homothétique à votre style graphique d’ensemble.
CROQUIS : Gardez toutes vos recherches et essais, vous serez bien à même ensuite de trier et de choisir les meilleurs. Noir et blancs, crayonnés, encrages partiels, aquarelles…des décors, personnages principaux et secondaires. C’est le moment où vous allez chercher et trouver vos “ gueules ”. Ce n’est pas facile et quelquefois vous devrez remettre à l’ouvrage encore et encore jusqu’à ce que vous en soyez content. D’ailleurs, vous êtes seul juge de la qualité de votre travail ( avec votre scénariste ou quelques amis ) et vous devrez apprendre l’autocritique pour éviter d’être confronté à de sévères critiques par la suite…
PLANCHES : Réaliser plusieurs planches est le but de votre projet BD. Essayez de vous approcher le plus possible d’un travail professionnel. Vous pourrez bien sûr retoucher ou améliorer votre travail ensuite, mais pensez d’abord à placer votre BD et à vous faire remarquer d’un éditeur. Celui-ci sera bien à même ultérieurement de vous faire recommencer des choses…et c’est souvent le cas après la signature d’un contrat !
TEXTES : C’est la partie écrite, dactylographiée ( évitez le “ manuscrit ” ! ) et doit raconter le scénario. Essayez de faire court pour les résumés, plus long pour l’explication de votre univers. Faites attention à l’orthographe et à la clarté de vos récits et présentations. Cherchez à être efficace et n’écrivez rien qui ne soit utile à l’explication de votre BD : 1 synopsis ( résumé général de l’histoire ), des présentations diverses ( personnages principaux, univers, but de cette BD…), le scénario écrit sous forme de pages BD, les premières pouvant suffire … Vous pouvez aussi réaliser un séquencier, sorte de script qui groupe par tranche de 2/3 planches les mini-résumés de chaque séquence.
AUTRES : Le scénario dessiné ou les “ roughs ” des planches ( sorte de croquis de la planche en miniature ) peuvent être élaborés. Libre à vous de les montrer. Vous pouvez aussi préparer un “ pps ” sur CD-Rom ou autres utilisation de l’informatique pour bonifier votre projet.
LE DOSSIER FINAL doit comprendre :
*1 résumé général court ou synopsis court.
*1 résumé plus long racontant les séquences fortes de votre BD ou les meilleurs gags si c’est une BD d’humour.
*1 présentation des personnages principaux ( jointe aux croquis ) et de l’univers de la BD.
*Des croquis de personnages ( crayonnés et encrés ) et décors ( pas obligatoire…).
*3-4 planches BD complètes en noir et blanc, avec une en couleur. L’une d’entre elles peut être du milieu de l’histoire ou de l’album, si les premières ne sont pas représentatives de votre talent…
La présentation doit être soignée sans être maniaque si c’est une version papier. Gardez un ordre logique des pages ( couverture avec titre, résumés, planches, croquis…) et finissez par vos coordonnées. Précisez d’ailleurs qui fait quoi, scénario, dessin, couleur, etc. Pour une version CD, soyez clair et simple dans vos appellations de dossiers, en évitant les sous dossiers.
LES ENVOIS : Par courrier, joignez les documents cités reliés ou groupés aux adresses trouvés par vos relations, sur Internet ou dans les journaux. Affinez en essayant de trouver le nom des rédacteurs ou directeurs concernés. Faites un courrier court et efficace, trop long ne sera pas lu…Pour le net, après avoir trouvé la boîte-mail du responsable, envoyez vos fichiers Word et Jpeg en dossier ZIP, ou en groupant par genre en plusieurs mails. Là aussi, pas de bla-bla, il faut être succinct et efficace. Coordonnées évidentes et humour déconseillé ! Ah oui : Pas de trop gros fichiers de plusieurs mégas, il y a encore des dinosaures qui n’ont pas ADSL…
LES REPONSES : Normalement, vous aurez une réponse, quelque soit la qualité de vos travaux. Les gros éditeurs répondent toujours, les petits un peu moins…Ne réclamez pas un retour de votre dossier ( version papier ), vous l’aurez si vous devez l’avoir, et ce ne sera pas bon signe ! Les réponses rapides sont plutôt bénéfiques, sauf décision rapide du responsable qui se “ débarrasse ” de son courrier et pour les réponses tardives, 3 mois est un délai acceptable…Alors, patience !
LES PETITS TRUCS : Pour le dossier, trouvez des originalité, photo perso à votre table, liste des albums à venir comme une collection existante, reliure ou PPS…Pour la communication, passez un coup de fil aux intéressés et faites le coup du “ J’appelle pour savoir si vous avez bien reçu mon dossier… ” ou rappelez votre souvenir en revoyant un mail ou un courrier au bout d’un mois.
Vous pouvez aussi présenter en parallèle votre dossier sur des salons ou festivals BD. Vous aurez peut-être affaire à un scénariste-directeur de collection ou un dessinateur influent qui a promis de jeter un œil sur quelques nouveaux talents rencontrés en province…
Sinon l’important est la qualité et l’originalité de votre dossier BD. Pourtant, j’ai déjà vu d’excellent dossiers oubliés sur une table ou telle BD critiquée par l’un et encensée par d’autres…Alors, du nerf et pas de découragement : On dit toujours que tous les grands prix d’Angoulême ont été refusés quelque part , alors pourquoi pas vous ? Non, j’rigole…
De mon côté, j’ai eu la chance de percer plusieurs fois dans la BD, à des années d’intervalle : Une fois ce fut à Angoulême, une autre par courrier suivi de rencontres sur des salons, ou encore par intermédiaire grâce à une rencontre dans un restaurant de quelqu’un qui connaissait quelqu’un ! Alors…
…BONNE CHANCE !
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L’auteur y aborde des notions de bases indispensables à la création d’une BD. Ou d’un comic book, en l’occurrence. En dehors des points évidents, Mike Chinn propose quand même quelques conseils utiles. Voici mes cinq préférés dans la liste qu’il établit.
1. Gare aux découpages audacieux qui nuisent à la bonne lecture d’une planche de BD. Avant toute considération esthétique, l’objectif primordial de la narration graphique est de raconter une histoire.
2. Une astuce pour diriger le regard du lecteur dans la direction souhaitée : la direction du regard d’un personnage au premier plan d’une vignette induit la direction du regard du lecteur.
3. Lors de la création des personnages d’une intrigue, l’auteur doit s’interroger sur leur identité. Qui sont les personnages ? Qu’est-ce qui les fait réagir ? Quels sont leurs buts ? Pourquoi le héros fait ça ?
4. Quand on utilise plusieurs personnages dans une histoire, il est souhaitable d’élaborer une fiche de suivi de chacun de ces personnages : apparence physique, relations avec les autres personnages, évolution au cours de l’histoire…
5. Pour conclure, l’auteur nous propose enfin sa définition du pitch BD idéal pour séduire les maisons d’édition. D’abord, la description de l’ambiance (citer des films, des séries TV ou des bandes dessinées de référence). Ensuite, une présentation brève et efficace du personnage principal (on revient sur la question de son identité). Puis, une présentation du double effet Kiss Cool de l’intrigue (ce qui va accrocher le lecteur). Des indications sur le type de narration envisagée (utilisation de flash-back…). Enfin, finir avec des questions qui piqueront la curiosité de votre premier lecteur (l’éditeur de BD potentiel) et lui donneront envie d’en savoir plus. Attention tout de même à bien répondre à ces questions dans la suite du dossier (synopsis, etc.) que vous comptez remettre à l’éditeur.
Un ouvrage à lire pour les fans de BD qui se demandent comment on fait pour en fabriquer une. Un peu léger pour celui qui pratique déjà. Personnellement, c’est surtout l’aspect pédagogique qui m’a intéressé. Savoir comment présenter ma propre activité professionnelle, c’est un défi permanent.